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🇫🇷 Français
Article source : Mesplié G. et al. Rehabilitation of distal radioulnar joint instability. Hand Surgery and Rehabilitation, 2017.
1. Introduction générale
L’instabilité radio-ulnaire distale (DRUJ) représente l’une des pathologies les plus complexes du poignet et de l’avant-bras.
Pendant longtemps, la compréhension de cette articulation est restée centrée sur les structures passives, notamment le TFCC.
L’article de Mesplié et collaborateurs propose une approche radicalement plus moderne intégrant biomécanique, contrôle sensorimoteur et stabilisation active.
Les auteurs développent l’idée fondamentale selon laquelle la stabilité radio-ulnaire ne dépend pas uniquement :
• des ligaments ;
• des surfaces osseuses ;
• ou du TFCC ;
mais également :
• du contrôle musculaire ;
• de la proprioception ;
• des mécanismes réflexes ;
• et de l’anticipation neuromusculaire.
Cette approche rapproche la DRUJ des modèles modernes utilisés dans la rééducation du genou, de l’épaule ou de la cheville.
2. Le complexe radio-ulnaire : une unité biomécanique globale
L’article insiste sur le fait que la DRUJ ne peut jamais être analysée isolément.
Le complexe radio-ulnaire comprend :
• la radio-ulnaire distale ;
• la radio-ulnaire proximale ;
• la membrane interosseuse ;
• le radius ;
• l’ulna.
Les auteurs reprennent le concept biomécanique des « trois verrous ».
Une seule lésion ne suffit généralement pas à créer une instabilité globale, car les autres éléments compensent mécaniquement.
En revanche, deux lésions simultanées provoquent une véritable déstabilisation de l’ensemble du système.
Cette notion explique :
• certaines instabilités occultes ;
• les douleurs persistantes après fractures du radius distal ;
• les instabilités complexes de type Essex-Lopresti ;
• et les limitations paradoxales de la pronosupination.
3. Anatomie fonctionnelle de la DRUJ
La DRUJ est décrite comme une articulation intrinsèquement instable.
Les surfaces articulaires :
• sont peu congruentes ;
• possèdent des rayons de courbure différents ;
• offrent peu d’emboîtement osseux.
En position neutre, environ 60 % des surfaces articulaires sont en contact.
En pronation ou supination extrême, ce contact chute autour de 10 %.
La stabilité dépend donc essentiellement des structures capsulo-ligamentaires et du système musculaire.
Cette particularité explique :
• la fréquence des instabilités ;
• la variabilité symptomatique ;
• la dépendance au contrôle musculaire ;
• et la difficulté des traitements purement mécaniques.
4. Le TFCC : stabilisateur passif majeur
Le TFCC possède plusieurs rôles fondamentaux.
1. Rôle ligamentaire
Le TFCC agit comme un véritable ligament radio-ulnaire distal. Les faisceaux superficiels et profonds se tendent différemment selon la position de pronosupination.
2. Rôle de transmission des charges
Environ 20 % des charges axiales du carpe sont transférées vers l’ulna via le TFCC.
3. Rôle de stabilisation dynamique
Lors des activités de serrage (« clamping »), le TFCC s’oppose au diastasis radio-ulnaire.
4. Rôle proprioceptif
Les structures ligamentaires contiennent des mécanorécepteurs capables de participer à la régulation neuromusculaire.
Les auteurs rappellent également un élément clinique majeur :
seulement 10 à 40 % du versant ulnaire du TFCC est vascularisé.
La zone radiale est quasiment avasculaire, ce qui explique :
• la faible capacité de cicatrisation spontanée ;
• les lésions chroniques persistantes ;
• et les limites du traitement conservateur dans certaines déchirures.
5. La membrane interosseuse : élément biomécanique central
La membrane interosseuse est probablement l’un des éléments les plus sous-estimés du complexe radio-ulnaire.
Elle possède :
• un rôle de transmission des charges ;
• un rôle stabilisateur ;
• un rôle de contrôle dynamique des translations.
Les auteurs rappellent qu’au niveau du poignet :
• environ 80 % des charges passent par le radius.
Au niveau du coude :
• environ 60 % des charges passent par l’ulna.
La membrane interosseuse redistribue progressivement ces contraintes mécaniques.
Cette redistribution est essentielle car :
• la tête radiale ne pourrait pas supporter seule les contraintes transmises depuis le carpe ;
• alors que le compartiment ulnaire proximal est mieux adapté aux charges compressives.
Les fibres ligamentaires intermédiaires constituent la partie fonctionnellement la plus importante de la membrane interosseuse.
6. Le carré pronateur : véritable stabilisateur actif
L’un des apports majeurs de l’article concerne le rôle du pronator quadratus (PQ).
Traditionnellement considéré comme un simple muscle pronateur accessoire, il est ici présenté comme le principal stabilisateur actif de la DRUJ.
Le PQ comporte deux faisceaux :
• un faisceau superficiel transversal à dominante motrice ;
• un faisceau profond oblique à dominante stabilisatrice.
Les auteurs démontrent que :
• la composante de coaptation radio-ulnaire est supérieure à la composante rotatoire ;
• surtout au niveau du faisceau profond.
Cette action de coaptation rapproche radius et ulna et stabilise activement la DRUJ.
Les études électromyographiques citées montrent également que :
• le faisceau profond reste actif même en supination ;
• ce qui confirme son rôle stabilisateur plus que moteur.
7. Rôle des autres muscles
L’ECU (Extensor Carpi Ulnaris) participe également à la stabilité dynamique de la DRUJ.
Son action dépend :
• de sa contraction ;
• mais aussi de sa gaine, considérée comme partie intégrante du TFCC.
Les auteurs évoquent également le rôle potentiel :
• du supinateur ;
• du rond pronateur ;
• des fléchisseurs radiaux ;
• des extenseurs radiaux.
Cependant, leurs contributions exactes restent encore imparfaitement connues.
8. Révolution conceptuelle : la proprioception
La partie la plus innovante de l’article concerne l’introduction des concepts modernes de proprioception dans la rééducation de la DRUJ.
Les auteurs distinguent trois niveaux du contrôle moteur :
• réflexes spinaux ;
• contrôle du tronc cérébral ;
• contrôle cortical.
La stabilité articulaire dépend donc :
• des structures mécaniques ;
• mais aussi de la qualité des réponses neuromusculaires.
Deux formes de proprioception sont décrites :
Proprioception consciente :
• perception de position ;
• perception du mouvement ;
• perception des contraintes.
Proprioception inconsciente :
• régulation automatique du tonus ;
• co-contractions ;
• anticipation motrice ;
• réflexes stabilisateurs.
Cette vision moderne transforme complètement les objectifs de la thérapie de la main.
9. Principes de rééducation
La rééducation proposée est extrêmement moderne et structurée.
Phase précoce :
• immobilisation dans le secteur stable ;
• contrôle de la douleur et de l’inflammation ;
• contractions isométriques douces ;
• éveil proprioceptif.
Les auteurs proposent :
• RICE ;
• imagerie motrice ;
• TENS ;
• stimulations vibratoires ;
• exercices de perception articulaire.
Phase secondaire :
• récupération progressive des amplitudes ;
• travail neuromusculaire ;
• stabilisation dynamique ;
• perturbation training.
Les exercices utilisent :
• ballon instable ;
• chaîne fermée ;
• Powerball ;
• exercices réflexes ;
• travail pliométrique.
L’objectif est de restaurer :
• le feedforward (anticipation motrice) ;
• et le feedback (réponse corrective réflexe).
10. Applications cliniques
Cet article possède des implications majeures pour :
• les instabilités chroniques ;
• les suites de fractures du radius distal ;
• les lésions du TFCC ;
• les douleurs persistantes de pronosupination ;
• les instabilités postopératoires.
Il modifie également la logique de prise en charge :
la rééducation ne doit plus viser uniquement :
• la mobilité ;
• ou la force globale ;
mais surtout :
• la stabilité dynamique ;
• la qualité du contrôle moteur ;
• et la coordination réflexe.
11. Conclusion
Cet article constitue une avancée dans la compréhension moderne de la DRUJ.
La stabilité radio-ulnaire apparaît désormais comme :
• un phénomène biomécanique ;
• sensoriel ;
• musculaire ;
• et neurologique.
Cette vision intègre :
• anatomie ;
• biomécanique ;
• neurophysiologie ;
• et contrôle moteur.
Elle rapproche la thérapie de la main des modèles contemporains de rééducation neuromusculaire utilisés en médecine du sport et en rééducation fonctionnelle avancée
🇬🇧 English
Distal radioulnar joint instability: proprioceptive rehabilitation, neuromuscular control and active stability
Source article: Mesplié G et al. Rehabilitation of distal radioulnar joint instability. Hand Surgery and Rehabilitation, 2017.
1. General introduction
Distal radioulnar joint (DRUJ) instability is a complex wrist and forearm condition. Understanding long focused on passive structures, especially the TFCC. Mesplié and colleagues propose an approach integrating biomechanics, sensorimotor control and active stabilisation.
Stability depends not only on ligaments, bone surfaces and the TFCC, but also on muscular control, proprioception, reflex mechanisms and neuromuscular anticipation. This parallels modern knee, shoulder and ankle rehabilitation models.
2. The radioulnar complex: a whole biomechanical unit
The DRUJ cannot be assessed in isolation. The complex comprises the distal and proximal radioulnar joints, interosseous membrane, radius and ulna.
Under the “three locks” concept, one injury generally does not produce global instability because other elements compensate mechanically. Two simultaneous injuries, however, can destabilise the system. This helps explain occult instability, persistent pain after distal radius fracture, complex Essex–Lopresti instability and paradoxical restrictions of forearm rotation.
3. Functional anatomy
The DRUJ is intrinsically unstable: surfaces are relatively incongruent, have different radii of curvature and provide little bony interlocking. Approximately 60% of the articular surfaces contact in neutral, falling to around 10% in extreme pronation or supination.
Stability therefore relies principally on capsuloligamentous and muscular structures. This explains frequent instability, variable symptoms, dependence on muscle control and the difficulty of purely mechanical treatments.
4. The TFCC: a major passive stabiliser
Ligament function: the TFCC acts as a distal radioulnar ligament; superficial and deep bundles tension differently according to forearm rotation.
Load transmission: approximately 20% of axial carpal loading reaches the ulna through the TFCC.
Dynamic stabilisation: during gripping or “clamping”, it opposes radioulnar separation.
Proprioception: ligament structures contain mechanoreceptors contributing to neuromuscular regulation.
Only 10–40% of the ulnar side is vascularised; the radial zone is virtually avascular. This helps explain poor spontaneous healing, persistent chronic lesions and limitations of conservative care for some tears.
5. The interosseous membrane
This often underestimated structure transfers loads, stabilises the forearm and dynamically controls translation. Approximately 80% of loading passes through the radius at the wrist, whereas approximately 60% passes through the ulna at the elbow. The membrane progressively redistributes these forces.
This is essential because the radial head could not alone sustain all loading from the carpus, while the proximal ulnar compartment is better suited to compression. Intermediate ligament fibres form the membrane’s most functionally important part.
6. Pronator quadratus: an active stabiliser
Traditionally considered an accessory pronator, pronator quadratus (PQ) is presented as the principal active DRUJ stabiliser. It has a transverse superficial head with a mainly motor role and an oblique deep head with a mainly stabilising role.
The authors describe a radioulnar coapting component greater than the rotational component, especially in the deep head. This draws radius and ulna together and actively stabilises the DRUJ. Cited electromyographic studies show the deep head remains active even in supination, supporting a stabilising rather than predominantly movement-producing role.
7. Other muscles
Extensor carpi ulnaris (ECU) contributes through contraction and its sheath, regarded as integral to the TFCC. Potential contributions from supinator, pronator teres, radial wrist flexors and radial wrist extensors are also discussed, although their precise roles remain incompletely understood.
8. Proprioception
The authors distinguish spinal reflexes, brainstem control and cortical control. Joint stability depends on mechanical structures and the quality of neuromuscular responses.
Conscious proprioception involves perception of position, movement and loading. Unconscious proprioception involves automatic tone regulation, co-contractions, motor anticipation and stabilising reflexes. This changes the goals of hand therapy.
9. Rehabilitation principles
Early phase: immobilisation in a stable range, pain and inflammation management, gentle isometric contractions and proprioceptive activation. Proposed approaches include RICE, motor imagery, TENS, vibration and joint-perception exercises.
Later phase: gradual range recovery, neuromuscular work, dynamic stabilisation and perturbation training. Exercises use an unstable ball, closed-chain activity, Powerball, reflex exercises and plyometrics.
The goal is to restore feedforward control—motor anticipation—and feedback—reflex corrective responses.
10. Clinical applications
Applications include chronic instability, recovery after distal radius fracture, TFCC injuries, persistent rotational pain and postoperative instability.
Rehabilitation should address not only mobility or overall strength, but especially dynamic stability, quality of motor control and reflex coordination.
11. Conclusion
Radioulnar stability is biomechanical, sensory, muscular and neurological. This perspective integrates anatomy, biomechanics, neurophysiology and motor control, bringing hand therapy closer to contemporary neuromuscular rehabilitation models used in sports medicine and advanced functional rehabilitation.
🇪🇸 Español
Inestabilidad radiocubital distal: rehabilitación propioceptiva, control neuromuscular y estabilidad activa
Artículo fuente: Mesplié G et al. Rehabilitation of distal radioulnar joint instability. Hand Surgery and Rehabilitation, 2017.
1. Introducción general
La inestabilidad de la articulación radiocubital distal (ARCD; DRUJ en inglés) es una patología compleja de muñeca y antebrazo. Su comprensión se centró durante mucho tiempo en las estructuras pasivas, especialmente el TFCC. Mesplié y colaboradores proponen integrar biomecánica, control sensoriomotor y estabilización activa.
La estabilidad no depende solo de ligamentos, superficies óseas y TFCC, sino también del control muscular, la propiocepción, los reflejos y la anticipación neuromuscular. Este enfoque se aproxima a los modelos modernos de rehabilitación de rodilla, hombro y tobillo.
2. El complejo radiocubital: una unidad biomecánica global
La ARCD no puede analizarse aisladamente. El complejo incluye las articulaciones radiocubitales distal y proximal, la membrana interósea, el radio y el cúbito.
Según el concepto de «tres cerrojos», una sola lesión generalmente no provoca inestabilidad global porque los demás elementos compensan mecánicamente. Dos lesiones simultáneas pueden desestabilizar el sistema. Esto ayuda a explicar inestabilidades ocultas, dolor persistente tras fractura distal de radio, lesiones complejas de Essex-Lopresti y limitaciones paradójicas de la pronosupinación.
3. Anatomía funcional
La ARCD es intrínsecamente inestable: sus superficies son poco congruentes, presentan radios de curvatura diferentes y ofrecen escaso encaje óseo. En posición neutra contacta aproximadamente el 60% de las superficies; en pronación o supinación extremas, alrededor del 10%.
La estabilidad depende, por tanto, principalmente de las estructuras capsuloligamentosas y musculares. Esto explica la frecuencia de inestabilidades, la variabilidad de síntomas, la dependencia del control muscular y la dificultad de los tratamientos puramente mecánicos.
4. El TFCC: principal estabilizador pasivo
Función ligamentaria: actúa como ligamento radiocubital distal; sus fascículos superficiales y profundos se tensan de forma distinta según la pronosupinación.
Transmisión de cargas: aproximadamente el 20% de las cargas axiales del carpo llega al cúbito a través del TFCC.
Estabilización dinámica: durante la prensión o «clamping», se opone a la separación radiocubital.
Propiocepción: las estructuras ligamentarias contienen mecanorreceptores que participan en la regulación neuromuscular.
Solo está vascularizado un 10–40% del lado cubital; la zona radial es prácticamente avascular. Esto ayuda a explicar la escasa cicatrización espontánea, las lesiones crónicas persistentes y los límites del tratamiento conservador en algunas roturas.
5. La membrana interósea
Esta estructura, a menudo infravalorada, transmite cargas, estabiliza el antebrazo y controla dinámicamente las traslaciones. En la muñeca, alrededor del 80% de las cargas pasa por el radio; en el codo, aproximadamente el 60% pasa por el cúbito. La membrana redistribuye progresivamente esas fuerzas.
Es esencial porque la cabeza radial no podría soportar por sí sola todas las cargas del carpo, mientras que el compartimento cubital proximal está mejor adaptado a la compresión. Las fibras ligamentarias intermedias constituyen su parte funcionalmente más importante.
6. El pronador cuadrado: estabilizador activo
Considerado tradicionalmente un pronador accesorio, el pronador cuadrado (PQ) se presenta como principal estabilizador activo de la ARCD. Posee un fascículo superficial transversal, principalmente motor, y otro profundo oblicuo, principalmente estabilizador.
Los autores describen un componente coaptador radiocubital superior al rotatorio, especialmente en el fascículo profundo. Así aproxima radio y cúbito y estabiliza activamente la ARCD. Los estudios electromiográficos citados muestran actividad del fascículo profundo incluso en supinación, lo que apoya su función estabilizadora más que predominantemente motora.
7. Otros músculos
El extensor cubital del carpo (ECU) contribuye mediante su contracción y su vaina, considerada parte integral del TFCC. También se discute la posible participación del supinador, pronador redondo, flexores radiales y extensores radiales del carpo, aunque sus funciones precisas siguen siendo incompletamente conocidas.
8. Propiocepción
Los autores distinguen reflejos espinales, control del tronco cerebral y control cortical. La estabilidad depende de las estructuras mecánicas y de la calidad de las respuestas neuromusculares.
La propiocepción consciente incluye percepción de posición, movimiento y cargas. La inconsciente comprende regulación automática del tono, cocontracciones, anticipación motora y reflejos estabilizadores. Esto modifica los objetivos de la terapia de la mano.
9. Principios de rehabilitación
Fase inicial: inmovilización en el sector estable, control del dolor e inflamación, contracciones isométricas suaves y activación propioceptiva. Se proponen RICE, imaginería motora, TENS, vibración y ejercicios de percepción articular.
Fase posterior: recuperación gradual de amplitudes, trabajo neuromuscular, estabilización dinámica y entrenamiento con perturbaciones. Se emplean balón inestable, cadena cerrada, Powerball, ejercicios reflejos y pliometría.
El objetivo es restaurar el feedforward —anticipación motora— y el feedback —respuesta correctora refleja—.
10. Aplicaciones clínicas
Incluyen inestabilidad crónica, recuperación tras fractura distal de radio, lesiones del TFCC, dolor persistente en pronosupinación e inestabilidad posoperatoria.
La rehabilitación no debe centrarse solo en movilidad o fuerza global, sino especialmente en estabilidad dinámica, calidad del control motor y coordinación refleja.
11. Conclusión
La estabilidad radiocubital es biomecánica, sensorial, muscular y neurológica. Esta perspectiva integra anatomía, biomecánica, neurofisiología y control motor, acercando la terapia de la mano a los modelos contemporáneos de rehabilitación neuromuscular utilizados en medicina deportiva y rehabilitación funcional avanzada.



